Comment limiter l’impact carbone de votre tasse de thé ?

par Pousse

La consommation de thé, boisson extrêmement populaire partout dans le monde, est souvent associée à la détente, aux moments de convivialité et aux bienfaits sur la santé. Pourtant, comme tout aliment ou produit que nous achetons et consommons, la culture, la production et la distribution du thé génèrent des émissions de gaz à effet de serre. Dans cet article, nous vous présenterons les étapes clés qui contribuent au bilan carbone d’une tasse de thé et comment vous pouvez aider à limiter son impact carbone.

Le bilan carbone d’une tasse de thé

Des marques comme Pagès, maison française depuis 1859 sont déjà engagées dans une démarche écologique et respectueuse de l’environnement  et mettent  des actions afin de limiter l’impact carbone de leur production de thé.

Pour comprendre comment limiter l’impact carbone de votre tasse de thé, il est important de connaître les différentes étapes qui contribuent à son empreinte écologique.

La culture

La première étape englobant la production du thé est sa culture. Comme toute agriculture, elle nécessite de l’eau, des sols arables et des intrants tels que les engrais et pesticides. L’utilisation intensive de ces derniers favorise malheureusement l’émission de gaz à effet de serre en raison de leur fabrication et de leur utilisation. De plus, certaines méthodes de culture du thé peuvent entraîner une déforestation accrue, avec la conversion de terres forestières en terres agricoles, ce qui limite la capacité naturelle de séquestration du carbone.

La récolte

Une fois les feuilles de thé prête pour la récolte, elles sont généralement cueillies à la main par les travailleurs agricoles. Le processus de récolte lui-même génère une empreinte carbone relativement faible. Cependant, l’émission des gaz à effet de serre associée aux équipements et moyens de transport utilisés pour amener les feuilles cueillies au site de traitement peut s’avérer importante.

La manufacture

Le traitement des feuilles de thé comprend généralement le flétrissage, le roulage, la fermentation et la dessiccation. Ces différentes étapes requièrent de l’énergie pour fonctionner, par exemple sous forme de machines alimentées en électricité ou de fours pour sécher les feuilles. L’énergie nécessaire au chauffage et au refroidissement de l’eau consommée lors du processus d’oxydation-fermentation augmente également les émissions de gaz à effet de serre liées à cette étape. Enfin, la gestion des déchets issus de la production comme les feuilles cassées, abîmées ou insuffisamment fermentées vient s’ajouter à ce bilan.

Transport et commerce

Une fois transformées, les feuilles de thé sont conditionnées, puis transportées à travers le monde pour être vendues sur différents marchés. Les émissions de gaz à effet de serre liées au transport dépendent principalement de la distance parcourue et du mode de transport choisi (avion, bateau, camion, train). En outre, il faut aussi prendre en compte les émissions indirectes liées à la production des contenants et emballages du thé.

Préparation

Enfin, la préparation de votre tasse de thé à la maison engendre elle aussi des émissions de gaz à effet de serre. Chauffer l’eau pour infuser le thé consomme de l’énergie et produit ainsi du CO2. De plus, beaucoup de personnes utilisent plus d’eau que nécessaire, ce qui augmente inutilement la quantité d’énergie requise.

Comment limiter l’impact carbone d’une tasse de thé ?

Maintenant que nous avons passé en revue les différentes étapes qui contribuent au bilan carbone d’une tasse de thé, voici quelques conseils pour vous aider à réduire cette empreinte écologique.

Consommez bio

  • Choisir un thé cultivé sans engrais ni pesticides chimiques peut réduire considérablement l’impact environnemental de sa culture et favoriser la biodiversité sur les terres agricoles.
  • De plus, l’Agriculture Biologique privilégie souvent des pratiques durables telles que la rotation des cultures, l’utilisation de compost organique ou encore la plantation de haies pour protéger les sols et favoriser la séquestration du carbone.

Consommez du thé fait en France

  • Acheter du thé cultivé et transformé localement, lorsque cela est possible, permet de limiter les émissions liées au transport en réduisant la distance parcourue entre le producteur et le consommateur. Le thé français, bien que moins connu que les thés asiatiques, offre une qualité tout à fait comparable.
  • De plus, soutenir l’économie locale en favorisant les circuits courts est également bénéfique pour la communauté et l’environnement

Consommez du thé en vrac ou avec un emballage recyclable

  • Privilégier le thé en vrac permet d’éviter le gaspillage lié aux sachets individuels et à leur suremballage, ainsi que de réduire la quantité de déchets produits par votre consommation de thé.
  • Si le thé en vrac n’est pas disponible, optez pour des emballages recyclables ou biodégradables qui minimiseront l’empreinte écologique associée à cette étape du processus.

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