Trop de déchets ménagers ? Réutilisez, recyclez, compostez !

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Lavoisier était physicien, et sûrement adepte du recyclage avant l'heure ! Prêts à mettre cette maxime en pratique pour valoriser les déchets ? Pour transformer vos déchets organiques recyclables en compost "maison", il n'y a qu'un pas à faire : Pousse Pousse vous dit tout sur le compostage !

Comment réussir son compost

À la cuisine, on est nombreux à être passés en mode cuisine anti gaspi, de manière à utiliser au maximum toutes nos denrées alimentaires. C'est bien, mais quand on observe le contenu de notre poubelle, on s'aperçoit qu'on est encore loin de l'objectif zéro déchet ! Dans tout ce que l'on jette, on retrouve une bonne quantité de biodéchets dont le potentiel est largement sous estimé... Toutes ces épluchures et ces déchets organiques sont une véritable mine de richesses pour fertiliser le jardin, alors pourquoi ne pas les transformer en compost ? Produire son propre engrais 100 % naturel à partir de déchets recyclables, c'est sain, éco-responsable, et en plus c'est facile. Composter à la campagne, cela semble naturel, mais saviez-vous qu'on peut aussi composter en ville, sur son balcon ou même dans sa cuisine ?

Comment faire son compost ?

Tout d'abord, il faut bien choisir son contenant : tas, bac ou lombricomposteur, tout dépend de l'endroit où vous voulez l'installer. Si vous avez de l'espace, vous pouvez même combiner plusieurs méthodes, pour composter en intérieur et en extérieur !

Quelle que soit la méthode retenue, surveillez régulièrement l'évolution de votre compost. Après l'avoir mis en place, vérifiez l'aération au bout de 2 à 3 semaines. Après une dizaine de semaine, vous devriez voir apparaître de petites moisissures blanches et distinguer les premiers insectes composteurs. Au bout de 6 à 12 mois (voire moins dans des conditions optimales) les microbes auront disparu de votre compost. Vous pourrez alors l'épandre sur vos sols, ou le donner à votre entourage si vous n'avez pas de jardin !

  • Chez soi, en intérieur : Faire son compost en appartement (dans sa cuisine par exemple), c'est possible, en optant pour le lombricompostage. Inodore quand il est bien fait, le lombricompostage prend peu de place et nécessite un minimum d'entretien. Cette méthode repose sur l'achat (ou la fabrication si vous êtes bricoleur) d'un lombricomposteur, une sorte de tour composée de plusieurs bacs perforés. Vous allez y installer confortablement quelques petits vers de terre qui vont se nourrir de tout ce que vous allez leur apporter : des déchets verts ou humides (épluchures de légumes, etc.), des déchets bruns ou secs (feuilles mortes, carton brun, boîte d'oeufs, etc.) mais aussi une bonne aération et assez d'humidité pour leur permettre de vivre et de se développer. Cette technique permet d'obtenir de petites quantités de compost fin et d'excellente qualité, mais aussi un engrais liquide très efficace appelé "thé de ver".
  • Sur un balcon : Vous l'avez compris, on peut très bien composter en ville, surtout quand on dispose d'un espace extérieur. Sur une terrasse ou un balcon, privilégiez un bac composteur de taille raisonnable et aéré régulièrement, ou un lombricomposteur.
  • Au jardin : Un simple tas placé à l'air libre permet de produire une grosse quantité de compost en 6 à 12 mois, sans entretien particulier. Pour accélérer le processus, préférez un silo ou bac à compost. Plus discret et esthétique qu'un tas, il réunit les conditions optimales pour avoir plus rapidement un beau compost.

Vous pouvez aussi choisir de laisser vos plantations suivre leur cycle naturel. C'est la méthode de "compostage de surface" qui consiste à laisser sur place les matières organiques mortes (feuilles, fruits et légumes tombés à terre, plants arrachés en fin de saison, etc...) Basée sur le respect du fonctionnement naturel des écosystèmes, cette méthode évite pas mal de manutention ! De plus, elle permet à de nombreuses espèces vivantes très utiles de se développer au pied des plantes (bonnes bactéries, champignons, lombrics...) La matière organique se décompose ainsi plus rapidement et permet à vos cultures de bénéficier d'excellents apports nutritifs, à leur rythme.


Quels types de déchets pour faire son compost ?

Un compost de bonne qualité et équilibré nécessite d'être "alimenté" correctement en déchets organiques recyclables. Tous les biodéchets ne se valent pas, certains sont même carrément déconseillés ! Pour vous éviter de rester perplexe devant vos épluchures, Pousse Pousse vous a préparé un petit topo qui vous permettra d'y voir plus clair. Alors, compostable ou non compostable ?

  • Les déchets compostables : Oui aux restes, aux épluchures et pépins de fruits et de légumes (crus ou cuits, mais attention aux agrumes, à intégrer en petites quantités), aux céréales, aux herbes, aux sachets de thé, au marc de café... Oui également au poisson et aux arêtes broyées, aux coquilles d'oeufs et aux coquillages concassés, ainsi qu'à la cendre de bois et à la sciure. Votre compost appréciera aussi les feuilles mortes, l'herbe de tonte, les petites branches coupées, les fleurs fanées, etc. ainsi que le papier blanc ou le papier journal (mais pas le papier glacé !) et le carton brun.
  • Les déchets non compostables : Les os, les laitages, la viande, les plats cuisinés, les matières grasses (végétales et animales), mais aussi l'ail, le charbon de bois et bien évidemment les métaux et emballages plastique ! (N'insistez pas, c'est non !)


4 règles d'or pour réussir son compost

Anti gaspi par excellence, le compostage est la solution rêvée pour réduire ses déchets, mais attention, un tas de compost n'est pas une poubelle ! Pour obtenir un amendement équilibré, il faut respecter quelques bonnes pratiques.

  • Dans mon compost

- Veillez à ce que tous vos déchets d'origine végétale soient coupés en petits morceaux avant de les intégrer à votre compost, pour favoriser leur décomposition.

- Les pelures d'agrumes et les coquillages peuvent rejoindre votre tas de compost, mais uniquement en petites quantités et concassés.

- Si vous avez peur des mauvaises odeurs ou d'attirer les petits rongeurs, évitez les restes de viande et de poisson.

  • Une question d'équilibre entre carbone et azote

Les déchets verts ou humides (gazon, épluchures ou feuilles vertes...) offrent un bon apport en azote. Quant aux déchets bruns ou secs (branchages, feuilles mortes, carton, papier journal...) ils sont plus riches en carbone et permettent d'aérer le mélange. Bien dosés, ils maintiennent l'équilibre de cet écosystème et évitent la prolifération de moucherons et petits insectes. L'idéal pour votre compost, c'est 1 à 2 doses de déchets verts pour 1 dose de déchets bruns.

  • Une bonne aération

Le compost doit rester humide en permanence, sans être détrempé. Il faut à tout prix éviter de priver les matières organiques d'oxygène, sous peine de ralentir le processus (et de faire face à de mauvaises odeurs !) La solution, c'est d'aérer régulièrement, mais sans dessécher. Il faut donc retourner le compost de temps en temps pour brasser les matériaux et entretenir l'aération. Au passage, l'opération empêchera les rongeurs de nicher dans votre compost et de dévorer vos vers composteurs.

  • Pour bien composter en ville, tenez compte de la réglementation

Avant de prendre l'initiative d'installer un composteur collectif dans votre immeuble, n'oubliez pas de demander l'accord de votre copropriété ou du bailleur social, et de vérifier quelle est la réglementation dans votre commune. Dans le cadre du compostage de proximité, aucune autorisation administrative n'est nécessaire pour les installations de moins de 5m3.

Transformer ses déchets en engrais, c'est une solution simple pour limiter les déchets inutiles et adopter un mode de vie zéro déchet ! Chaque mois, faites le plein de surprises écoresponsables et engagées avec la box Pousse Pousse, l'abonnement qui révolutionne votre manière de consommer en vous offrant une bonne dose de green ! A très bientôt pour plus d'astuces zéro déchet.


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